FORMATIONS pour les Curieux de Dieu 

Comment nourrir cette curiosité qui devrait habiter chaque chrétien ? La messe régulière du dimanche suffit-elle ? Ces questions et bien d’autres poussent des chrétiens de nos paroisses à faire le pas de se former.

L’année passée, la lecture suivie de deux évangiles (St Marc et St Jean) a permis aux participants de se retrouver avec joie ! Approfondir, partager, se questionner, cela permet de mieux comprendre d’où ces textes nous viennent, comment ils ont été écrits. On peut s’étonner alors de ne pas y trouver ce qu’on pensait évident, on peut se laisser surprendre par la rudesse de certains épisodes et finalement se trouver un peu comme les disciples qui suivent tant bien que mal ce Jésus au cœur de notre foi ! « Je me suis sentie proche des disciples, Retour en hautde leurs interrogations, de leurs doutes et malgré tout de leur envie de suivre ce Jésus qui les étonne. Croire sans avoir vu, n’est-ce pas notre difficulté aujourd’hui ? »

Finalement, pour beaucoup, ce travail ensemble a permis de mieux vivre les rythmes liturgiques, en particulier le mystère pascal. N’est-ce pas le véritable objectif de ces formations : donner une nouvelle saveur à notre vie de croyant en Jésus Christ !

D’autres formations sont offertes pour cette année :

  • Découvrir les Corinthiens dans la première lettre de Paul : ce passionné de Dieu fonde une communauté chrétienne dans une ville en pleine expansion !
  • Découvrir ou redécouvrir l’évangile selon St Luc: bénéfice en entrant dans une nouvelle année liturgique en décembre.
  • Se former aux bases d’une lecture biblique avec « Premiers pas dans la Bible».

Pour ces formations : inscription à partir du 9 septembre dans les églises ou à la Maison paroissiale

                  Rencontre « 0 » mercredi 26 septembre à 20h aux salles de la Chabossière.

 Yannick Voisin, coordonnatrice des formations

Pour les autres formations dispensées par le diocèse vous pouvez vous renseigner sur le site diocésain qui présente toutes les formation : http://nantes.cef.fr/formation

 

 

 

 

Pentecôte et Esprit-Saint

Depuis le jour de la Pentecôte, l’Esprit agit toujours aujourd’hui : il inscrit la parole du Christ, l’Evangile, dans le coeur des chrétiens pour qu’ils en vivent, qu’ils en découvrent la force à transformer nos vies d’hommes. « Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! » (Rm 8, 15)

Avec la Pentecôte, l’Esprit est répandu non plus seulement sur quelques personnes comme dans l’Ancien Testament : le roi, le prêtre ou le prophète, mais en abondance sur tout le peuple.

Une Eglise active, vivante et missionnaire

Le visage de l’Eglise qui se dessine alors est celui d’une Eglise vivante, active, missionnaire où chaque membre du peuple de Dieu, suivant son charisme, le don qu’il a reçu, contribue à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Il déploie la dimension prophétique de sa vie de baptisé. Si tous sont animés du même Esprit, tous ne le sont pas de la même manière. L’unité n’est pas l’uniformité et l’Esprit suscite au coeur de l’Eglise des ministères divers, des vocations diverses et des charismes divers. Selon le concile Vatican II, les charismes sont distribués largement parmi les membres du peuple de Dieu, et ceux-ci ont « le droit et le devoir d’exercer ces dons dans l’Eglise et dans le monde pour le bien des hommes et la construction de l’Eglise » (Vatican II).

« Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est… divine, nous devons tenir que l’Esprit-Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associé au mystère pascal. » (Concile Vatican II, Gaudium et Spes 22, 5)

L’Esprit Saint est à l’oeuvre partout dans le monde. Il souffle où Il veut ; dans le coeur des pauvres, des petits, à qui Jésus s’est adressé de manière privilégiée. Le souffle de l’Esprit-Saint conduira toujours l’Eglise à annoncer l’Evangile à toutes les nations : « Vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, en Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes des apôtres 1, 8). L’Eglise, par nature, est missionnaire. Elle envoie les croyants porter l’unique Bonne Nouvelle dans toutes les langues, et chaque nation la reçoit dans sa propre culture. Chaque personne la reçoit dans sa propre langue, son propre milieu de vie.

Baptisés, confirmés, il nous appartient de mettre au service de l’Eglise et du monde les dons de l’Esprit que nous avons reçus pour que tous les hommes et les femmes de ce monde entendent la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.

Damien à partir d’un article du site de l’Eglise de France

 

Que ton règne vienne

Dimanche 25 mars, fête des Rameaux, nous entrerons dans la semaine sainte, grande semaine où l’on fait mémoire de la Passion, la mort et la résurrection de Jésus. Il n’est pas un jour de cette semaine où la liturgie ne mentionne la royauté du Christ. Alors si nous laissions de côté nos préjugés sur les rois et les royaumes pour essayer de mieux comprendre de quel ordre est cette royauté ?

Dimanche, fête des Rameaux.

Jésus entre victorieux dans Jérusalem. La foule l’acclame parce qu’elle voit en lui un roi, au sens politique du terme, celui qui pourra délivrer Israël du joug des romains : Béni soit le roi d’Israël ! Mais Jésus n’a pas choisi une arrivée grandiose. Il est monté sur un simple ânon, sans prétention. C’est un roi d’humilité que nous acclamons.

Lundi – mardi – mercredi

En ce début de semaine, nous suivons le Christ dans les jours qui précèdent sa Passion. Il sait que Judas va le livrer. Il pourrait échapper à sa Passion. Et pourtant, il l’accepte. Il va jusqu’au bout du don de lui-même : Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père ; comme l’agneau vers l’abattoir, tu te laisses conduire à la croix. Et c’est pour nous qu’il donne sa vie, pour nous sauver de notre péché : Salut, ô Christ, notre Roi : toi seul as pris en pitié nos égarements.

Jeudi, la Cène du Seigneur

Au cours du dernier repas qu’il prend avec ses apôtres, Jésus prend le pain, le vin, rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des hommes. Ce sont ces mêmes gestes que le prêtre refait lors de chaque Eucharistie. Nous avons repris des forces Dieu tout-puissant, en participant à la Cène de ton Fils ; accorde-nous d’être un jour rassasiés à la table de son royaume éternel. Mais avant cela, Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Surprenant que ce roi, prince des rois de la terre agisse comme un serviteur ? Cette royauté n’est décidément pas la nôtre !

Vendredi, Passion du Seigneur

Trahi par Judas, Jésus est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et d’usurper le titre de « Fils de Dieu » venu pour sauver les hommes. Interrogé par Pilate qui lui demande Es-tu le roi des Juifs ?, il répond : Ma royauté n’est pas de ce monde et encore : Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Cette royauté est tournée en dérision (couronne d’épines, manteau pourpre, etc.) mais elle n’en est pas moins réelle. Pilate désigne d’ailleurs Jésus aux juifs en leur disant : Voici votre roi. Puis Jésus est crucifié et meurt sur la croix. Cette croix, au lieu de sonner le glas de sa royauté, devient son trône de gloire. Le vrai sens de sa royauté n’est manifesté que du haut de la Croix. La Croix n’est pas une fin, elle est passage de la mort à la vie.

Samedi, veillée pascale - Dimanche, jour de Pâques

Christ est ressuscité ! Fête du passage des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Exultez de joie, multitude des anges, exultez, serviteurs de Dieu, sonnez cette heure triomphale et la victoire d’un si grand roi.

Et moi ? Comment est-ce que je participe à faire grandir le règne de Dieu ? Par mon humilité ? Par mon obéissance ? Par ma compassion ? Par mon esprit de service ? Par ma défense de la vérité ? Par le don de moi-même ? Par mon respect de la vie ? Autant de pistes pour m’aider à rester au plus près de Jésus durant cette semaine sainte, pour être à ses côtés tout au long de sa Passion, jusqu’à sa résurrection.

Marie de Nuchèze