Vous avez une question qui vous préoccupe. Vous avez lu ou entendu quelque chose qui vous intrigue ? N'hésitez pas, cliquez sur "CONTACT" en bas de la page et écrivez-nous.

Question : Comment va-t-on faire aux Rameaux s'il n'y a pas de messe ? ATTENTION, changement dans la réponse suite à des directives diocésaines ce vendredi 27.

Réponse :  Qu’est-ce que le Dimanche des rameaux ? Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de manteaux et de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur. C’est en mémoire de ce jour que nous apportons des rameaux (de buis, de laurier).  On lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus. Puis après la bénédiction des rameaux, nous nous  mettons en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénits, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

Alors, comment allons-nous faireNous venons de recevoir des directives diocésaines. Si le calendrier liturgique ne peut être chamboulé, la semaine sainte et Pâques ne changeront pas de date. Rien n'interdit de bénir les rameaux à un autre moment de l'année. Il est donc envisagé de commencer la première messe dominicale après le confinement par la bénédiction des rameaux. Il en est de même pour la messe chrismale (bénédiction du saint-chrême, de l'huile des malades et de l'huiles des catéchumènes) qui est envisagée le mercredi 27 mai.  Très bientôt des informations concernant les célébrations de la semaine sainte et les célébrations pascales.

 

Question : Et la communion spirituelle ?

Réponse : Cette question nous oblige à nous interroger sur notre pratique de la communion. Sans doute, un peu par habitude, nous participons à la célébration eucharistique où nous communions presque naturellement. Aujourd'hui, il ne nous est pas possible de participer physiquement à une célébration eucharistique et donc de communier au Corps du Christ. Cette situation va durer quelques semaines et nous ne le pourrons pas, ni le jeudi saint, ni à Pâques. Ce qui nous paraissait sans doute inenvisageable il y a quelques semaines. Et pourtant !

Combien de personnes participent à la célébration eucharistique sans communier au Corps du Christ ? Les plus visibles sont les enfants qui n'ont pas encore commencé à communier. Mais il y en a d'autres, moins visibles, ceux et celles qui ne sentent pas prêts, pas dignes, ceux et celles qui peuvent respecter les règles de l'Eglise. A quelles conditions sont-ils en communion, avec les autres, avec Dieu ? Sont-ils moins en communion, que nous qui communions ? Et sans doute avons-nous du mal à imaginer la situation des communautés chrétiennes des certains pays d'Afrique ou d'Amérique Latine qui ne voient le prêtre que deux fois dans l'année...

Effectivement, c'est là que nous pouvons parler de communion spirituelle ou encore communion de désir. L'enseignement de l'Eglise la définit comme "un ardent désir de se nourrir du Pain Eucharistique, avec une foi vive et agissante dans la charité." Y croire, la sérier et en vivre. Telles sont les trois conditions de cette véritable communion qui nous nourrira,nous fortifiera, nous réjouira et pourra aussi réparer le lien (la communion avec Dieu) qui pourrait être distendu par le péché. (Saint Augustin), dans l'attente de pouvoir communier sacramentellement.

 

Question : J'ai l'habitude de me confesser avant les grandes fêtes et à la fin du carême. Comment puis-je faire cette année ?

Réponse : Voilà ce que répond le pape François. "Faites ce que dit le catéchisme, c’est très clair : si vous ne trouvez pas de prêtre pour vous confesser, parlez à Dieu : Il est votre père ! Et demandez pardon de tout votre coeur, en récitant l'acte de contrition. Promettez-lui : 'Plus tard, je me confesserai mais pardonnez-moi maintenant'. Et immédiatement, vous ressentirez de nouveau la grâce de Dieu", "Comme nous l’enseigne le catéchisme, vous pouvez vous approcher par vous-même du pardon de Dieu, sans avoir de prêtre à portée de main. Un acte de contrition bien fait et notre âme redevient blanc comme neige." Pour ceux qui l'auraient oublié :

Acte de contrition : Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce-que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplaît. Je prends la résolution, avec le secours de Votre sainte grâce, de me corriger à l'avenir et de faire pénitence. Amen.

Ou encore : Père, Dieu de tendresse et de miséricorde, j'ai péché contre Toi et mes frères. Je ne suis pas digne d'être appelé Ton enfant, mais près de Toi se trouve le pardon. Accueille mon repentir. Que Ton Esprit me donne la force de vivre selon Ton amour, en imitant Celui qui est mort pour nos péchés, Ton Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

 
 

Question : Je viens de lire un article intitulé "

Les professionnels de la santé et les proches soignant les malades infectés par le nouveau coronavirus pourront aussi bénéficier du pardon.

Pour moi le salut et le pardon c'est bien au-delà d'une "indulgence plénière" et je suis un peu déboussolée , voir complètement.

Réponse :  Ici, on n'est pas dans les petites fautes du quotidien. On est dans le domaine du péché grave qui nécessite demande de pardon, parole de pardon ou absolution. Mais ce n'est pas suffisant : il s'agit d'un péché qui nécessite une peine, une pénitence, voire une réparation. L'indulgence (partielle ou plénière) n'intervient pas sur le pardon qui est donné dès l'absolution, mais sur la pénitence à accomplir après. L'indulgence plénière ne dispense pas de la demande de pardon et de la parole d'absolution, elle dispense totalement de la pénitence, et bien sûr l'indulgence partielle dispense partiellement de la pénitence.

C'est vrai que dans les célébrations communautaires avec absolution collective, on ne donne pas à chacun une pénitence. Mais, on invite les personnes qui viennent de recevoir l'absolution à accomplir un geste précis dans les jours à venir, par exemple une réconciliation. Dans les confessions individuelles, le prêtre peut donner une "peine" et le "pénitent" accomplit une "pénitence". L'indulgence dispense totalement (quand elle est plénière) ou partiellement de l'accomplissement de cette peine, de cette pénitence.